Children in paradise prépare Morrigan, son deuxième album (Ouest France, Bretagne)

Article paru sur le Journal OUEST FRANCE – 22 Février 2015 À la crêperie de Belle-Isle, trois des quatre musiciens de cropped-cropped-cropped-juillet-20132.jpgChildren in paradise sont attablés devant une bolée. Il y a là Gwalchmei (guitares), Damkat (chant, guitare, clavier) et Guydrum (Batterie). Stéphane Rama (basse), le Nantais, n’est pas de la partie. À bâtons rompus, ils discutent de l’album en préparation. Sur leur premier album, Esyllt, le quatuor a parfois été rejoint par Loïc Blejean et son uilleann pipes, une cornemuse irlandaise, pour des atmosphères résolument celtiques. Leur deuxième disque, Morrigan, est déjà bien avancé. « Toutes les compos sont terminées et nous travaillons en ce moment sur les arrangements avant d’entrer en studio. » Comme il est de plus en plus difficile aux musiciens sans label de vivre de la musique, les Children in paradise ont décidé, comme tant d’autres, d’opter pour le financement participatif grâce au site KissKissBankBank. « Nous avons besoin du soutien fort du public pour la réalisation de ce deuxième album. Nous espérons récupérer au moins 6 000 €. Pour l’instant, nous sommes à 40 % de l’objectif et il ne reste plus que cinquante jours ». À la croisée du rock et de la musique celtique Dès la première écoute, la voix cristalline de Damkat nous emporte dans son univers celtique fait de légendes entre la Bretagne et l’Irlande. Elle rappelle à la fois Lisa Gerrard (Dead can dance), Kate Bush et Beth Gibbons (Portishead), en moins fragile. Pour Morrigan, déesse complexe de la mythologie celte, « je me suis inspirée de La Razzia des vaches de Cooley, un ouvrage du XIe siècle, mais aussi d’éléments autobiographiques », explique la chanteuse. Pour composer, elle commence toujours par la mélodie à la guitare ou au piano pour camper les ambiances. « Il faut que la mélodie vienne toute de suite. J’enregistre et je reviens dessus en ajoutant des instruments. Ensuite, les musiciens viennent sublimer tout ça. » Le rock progressif de Children in paradise puise ses racines à la fois dans les personnages de la mythologie celte et dans des groupes non moins mythiques que sont Pink Floyd, Genesis ou Anathema. Si les fonds collectés le permettent, le groupe rêve ouvertement de finaliser l’album au Real World studio, qui n’est autre que le studio de Peter Gabriel. « Nous sommes minutieux et nous aimons la manière de travailler de ce studio. Nous aimons leur son, leur couleur. » La déesse Morrigan mérite de traverser la Manche !

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