Interview de Dam Kat dans REAKTIV ZONE

Interview de Dam kat dans le Reaktiv Zone .org A lire ici :http://www.reaktiv-zone.org/interviews/interview-children-of-paradise/

Interview de DAM KAT, auteur, compositeur, interprète, du groupe Children in Paradise

Bonjour Dam Kat. Tout d’abord, pour ceux qui ne connaissent pas Children in Paradise, peux-tu nous présenter le groupe et votre musique ?

Bonjour. Children in Paradise est un projet musical « Atmosphérique Rock Prog Celtique » sur lequel je travaille depuis l’été 2007. J’ai enregistré mes premières maquettes pendant un an à peu prés et ensuite, je les ai posté sur myspace, en espérant trouver des musiciens prêts à me suivre dans cette belle aventure. Aujourd’hui, je suis super bien entourée puisque j’ai eu la chance de rencontrer Loïc Blejean (uillean pipes/low whistle) tout d’abord Hilaire Rama (basse), puis Patrick Boileau (arrangement/batterie), ensuite ce fut au tour de Gwalc’hmei (guitares), Philippe Turbin (rhodes /piano) de rejoindre le groupe. Nous avons le bonheur d’accueillir deux invités sur notre 1er album, il s’agit de Pat O May (guitare) et Clotilde Trouillaud (harpe)

Au vu des titres des morceaux et de la pochette, que l’on peut voir sur votre site http://www.childreninparadise.com, il me semble que l’ambiance générale soit sombre, orientée « mythe et légende », est-ce que je me trompe ?

C’est avant tout un mélange de sonorités, entre musique celtique, rock prog, métal, quelques touches de jazz, même trip hop dans certaines chansons. Un album mystique et mélancolique en réalité. Les textes évoquent des moments cruciaux de notre vie , entre amour et déchirure, du lien que nous entretenons avec ceux que nous aimons, et puis aussi, des textes librement inspirés de personnages de Légendes comme Le Roi Arthur (King Arthur’s death), Tristan et Iseult (Esyllt), ou Óengus, dieu de l’amour dans la mythologie Irlandaise (Silent Agony)… D’autres inspirations comme le rêve onirique (Little butterfly), la Guerre (The Battle), le voyage vers l’autre monde (Don’t Forget me) par exemple… Au travers des Légendes, c’est une réflexion personnelle sur la peur d’affronter sa propre destinée, le courage, la fidélité, la mort aussi, et puis l’amour, évidemment qui est le thème principal de l’album. Et puis ce sont bien sur des émotions, juste là, enfouies en moi. Fallait-il encore pouvoir les exprimer, trouver le contexte opportun, l’univers dans lequel les exprimer. Donc, l’album n’est pas si sombre que çà puisqu’il invite au voyage, entre le monde que l’on dit bien « réel », mes « rêves » et puis celui des « Légendes ». Ces trois mondes coexistent en permanence dans ma vie. La musique me permet d’assouvir une quête d’authenticité, une terrible soif de connexion à l’univers aussi ^^. Il est vrai que la pochette de l’album est très cinématographique, l’influence de Tolkien est passée par là, un grand merci à son auteur, Cédric Pierrat.

En lisant les bios des musiciens présentés sur votre site, j’ai constaté que toi (chant, paroles et musique) et Gwalc’hmei (guitare et paroles) avez commencé par le classique, puis viré au métal, avant de vous orienter vers celte. Peux-tu m’expliquer comment se fait cette transition, qui peut sembler étrange au premier abord

Là où tu vois une transition, j’y perçois plutôt un parcours initiatique, un chemin d’apprentissage. Le conservatoire classique reste souvent le premier contact lorsque l’on est enfant avec le monde de la musique. Cela rassure surtout les parents. La suite n’est affaire que d’émotions qui nous traversent, nous parlent, nous rassurent sans forcément chercher à coller une étiquette sur l’origine de ce sentiment. La musique forme un tout, les notes sont les mêmes pour tout le monde ! Alors, oui, on a souvent tendance à créer des « genres » en se reconnaissant dans l’appartenance d’un tel ou d’un tel. Cela rassure, c’est humain. Mais si on abolie ces frontières d’ « apparence », il ne reste que l’essence même de la musique, son universalité, c’est une force qui existe par elle-même et les musiciens ne sont que des « passeurs », des « transmetteurs », et métal, classique, rock, celtique, blues sont des émanations de cette force magique.

Pour continuer dans le même sens, beaucoup de textes de Children in Paradise semblent aborder les légendes, les grands héros, la mort, la guerre ; Gwalc’hmei écrit, en dehors des paroles, des textes d’héroïc fantasy, et tous deux trempez dans le classique, le métal, et le « celtique ». Ces thèmes sont également présents chez beaucoup de groupes de métal.
Je me rappelle du concert de Loreena McKennitt en 1998, salle Pleyel à Paris, une partie du public ressemblait étrangement à celle que je pouvais voir dans les concerts Hard Rock / Métal. Alors, légendes, héros, classique, métal et celtique, même combat ?

Tu cites Loreena McKennitt, une artiste qui a un univers qui ne ressemble à aucun autre … Sérieusement, là encore, on rejoint cette notion d’universalité. De nombreux musiciens de la scène métal sont issus du classique, mais c’est surtout l’éclectisme et la fusion des genres qui est, je pense, source d’enrichissement permanent. Loreena McKennitt te touche dès les premières secondes dés lors que s’ouvre son monde onirique au son de sa voix, il ne reste pour l’apprécier que ta propre sensibilité. Que l’on soit métalleux ou pas, si tu reçois ce message, c’est qu’il te traverse et fait écho en toi, et là, toutes les barrières tombent. Il ne reste plus qu’un moment de partage, d’authenticité, de rêve et de pureté, et c’est cela que je recherche en musique. Tout ceci prouve bien que le public métal a aussi beaucoup de gout ^^ .

Pour notre album, l’étape des arrangements fut un moment décisif, un travail minutieux réalisé par Patrick Boileau, chargé de l’enregistrement et du mixage aussi. Quant à Gwalc’hmei, il me soutient depuis le tout début du projet oui. Pendant que Patrick effectuait l’édition, nous étions tous les deux dans la correction et la mise en place des textes qui sont en anglais. Que de nuits blanches ! Alors, légendes, héros, classique, métal et celtique, même combat ? Je ne sais pas trop, pour nous, y’a pas de combat. C’est juste une volonté de rassembler toutes nos passions : l’écriture, l’archéologie, la Bande Dessinée, les Légendes, la musique pour son essence même, c’est une force céleste si éblouissante qui fait que nous sommes devenus ses esclaves (rire)… Nous voulions que cet 1er album soit un vrai concentré d’énergie, d’harmonie, d’évasion, d’amour et de belles couleurs aussi, comme dans un beau tableau. J’espère que le défi est relevé.

Quels seront les autres thèmes abordés par les morceaux ?

Certains titres sont plus autobiographiques ou même inspirés par la Peinture. Mais c’est surtout lors de mes voyages et mes découvertes sur des sites archéologiques que me viennent souvent des idées de textes et de mélodies. J’invente des histoires et je vis entre le passé et le présent. C’est assez symptomatique des personnes nostalgiques et mélancoliques comme moi :) . Beaucoup de lecture, je me ballade beaucoup en foret aussi, j’essaie de m’imprégner des lieux et d’imaginer ce qu’ont vécu d’autres hommes et femmes avant moi, la protohistoire et l’antiquité étant mes périodes préférées. Donc, la vie, l’amour, la mort, la vengeance, la guerre, sont autant de thématiques que j’adore explorer en musique, cela a donné naissance par exemple à deux titres de l’album « My son » et « The Battle ». Vous vous retrouvez plongés en pleine période de l’âge du fer où il est question de deuil et de vengeance …

Pour reparler de légende ; Pat O May apparaît sur certains morceaux. Comment attire-t-on dans ses filets un héros comme lui, et qu’apporte-t-il à la musique de Children in Paradise ?

C’est une longue histoire et une vraie chance. Une très belle rencontre. Nous le suivons depuis si longtemps (son premier album en fait) et sa musique nous influence énormément. Nous allons a ses concerts dés que possible. Faut juste ressentir les vibrations qui se dégagent de cet artiste. C’est d’une force, d’une énergie « céleste » incroyable, quelque chose de très pur et d’une grand finesse, difficile à expliquer, vraiment magique ! Il joue sur deux titres de l’album « King Arthur’s death » et « Look around you » . C’est lui-même qui nous a donné sa parole lors d’un concert à Paris qu’il participerait à notre projet avec enthousiasme et amitié. Et il l’a honoré. On ne le remerciera jamais assez.

La partie studio s’est achevée depuis peu. Ce projet est en gestation depuis plusieurs années, sa concrétisation et mise en place finale a-t-elle été éprouvante ?

Un véritable accouchement oui. Quel chemin parcouru si vous saviez. Quelle dose de travail et d’énergie fournis, rien que pour la partie du mixage et du mastering, c’est juste démentiel. La sortie de l’album initialement prévue en Février 2011 a d’ailleurs été reportée à l’Automne car nous n’étions pas prêts. Mais au bout du compte, ce sont des rencontres artistiques décisives, une toute première expérience de studio pour moi et pour Gwalc’hmei, inoubliable, des phases de fous-rires et d’angoisse aussi. On dit souvent que « l’important c’est le chemin ». Ce disque reste une expérience artistique à ce jour inégalée pour moi. J’espère vraiment qu’il y en aura d’autres avec Patrick et le groupe !

Maintenant que tout est « dans la boîte », quelle est la date de sortie de Esyllt ?

… ahah … le stress monte :) La sortie nationale de l’album est annoncée pour le 6 décembre 2011 !

Où peut-on trouver de quoi nous mettre l’eau à la bouche en attendant que le CD soit disponible ?

Sur notre site internet http://www.childreninparadise.com. Nous avons une page facebook, myspace et twitter aussi. Vous pouvez sans souci commander notre album sur le site internet, à la rubrique « Buy the album ». L’album sera également distribué chez tous les bons disquaires par le Label Keltia Musique http://www.keltiamusique.com

A propos, que signifie « Esyllt » ?

Il s’agit d « Esyllt » ou « Iseult », de la célèbre Légende de Tristan et Iseult. Une très belle histoire d’amour d’origine celtique, où le sort s’acharne contre deux êtres éperdument amoureux, au destin tragique … j’ai composée cette chanson après avoir lu le tome 5 « Dristan et Esyllt » de la série « Arthur » en Bande Dessinée, de David Chauvel & Jérôme Lereculey.

Je suppose que vous allez enchaîner sur une tournée. Peux-tu nous en parler, nous donner quelques dates ?

Oui, les répétitions vont débuter au Printemps 2012 et la tournée peu de temps après, nous sommes actuellement à la recherche d’un tourneur (pour mettre en place une tournée en France en 2012). Nous fêterons la sortie du disque bien sur en organisant trois premiers concerts : en Bretagne, à Paris et en Alsace. Toutes les dates seront annoncées sur notre site à la rubrique « TOUR », au début du printemps je pense…

Je te remercie, Dam Kat, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. J’en ai une petite dernière qui viens de surgir, à laquelle tu n’es pas obligée de répondre si cela entraîne des considération trop personnelles : que signifie Dam Kat ? Dame Chat, Chat Maudit ?

Merci à toi :) non, c’est juste le doux souvenir d’une amie qui m’appelait ainsi, il y a plusieurs lunes déjà … souvenir souvenir ^^ A bientôt ! J’espère te voir à l’un de nos concerts !

Interview de Dam kat dans le Reaktiv Zone .org
Source : :http://www.reaktiv-zone.org/interviews/interview-children-of-paradise/

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